iad Cédric HerrerasConseiller immobilier & Manager Diamant iad

6 min de lecture · Cédric Herreras

Mandataire, réseau, « MLM » : ma réponse franche

La question arrive presque toujours en fin de rendez-vous, quand le café est froid. « Et sinon… c’est pas un peu une pyramide, votre truc ? » Je ne m’en vexe jamais. Je l’ai posée moi-même, en 2013, avant de franchir le pas. Alors voici la réponse que je donne en privé, sans le vernis.

Les questions qu’on me pose quand personne n’écoute

En public, on me parle de rémunération, de formation, d’outils. En privé, les vraies questions sortent.

« Est-ce qu’il faut recruter pour gagner sa vie ? » « Est-ce que ceux qui sont arrivés avant moi vont se servir sur mon travail ? » « Est-ce que je vais devoir harceler mes amis ? » Et la plus honnête de toutes : « Est-ce que c’est vraiment de l’immobilier, ou est-ce que l’immobilier sert de prétexte ? »

Ce sont de bonnes questions. Elles méritent mieux qu’un sourire commercial et une plaquette. Je fais ce métier depuis environ 29 ans. J’ai été stagiaire dans mon village à 18 ans, agent commercial, salarié, directeur d’agence à 21 ans, franchisé puis franchiseur. Je connais les modèles de l’intérieur. Je vais donc vous répondre comme je l’aurais voulu à l’époque.

Ce que le modèle est

Un conseiller iad est un mandataire immobilier. Son métier, c’est l’immobilier : rentrer des mandats, estimer juste, accompagner des vendeurs et des acquéreurs jusqu’à la signature. Rien d’autre.

Sur chaque vente, il perçoit de 69 % à 85 % des honoraires HT, selon des paliers liés à son activité. Il n’y a pas de droit d’entrée. Il y a un abonnement mensuel, qui couvre les outils et le support. La formation initiale et continue est gratuite et conforme à la loi ALUR.

Ensuite, et seulement si on le souhaite, on peut accompagner d’autres conseillers. Dans ce cas, une rémunération d’équipe existe. Elle porte sur l’activité réelle des conseillers accompagnés, c’est-à-dire sur leurs ventes. Pas sur leur arrivée. Pas sur leur abonnement.

C’est ce qui fait que je peux aujourd’hui accompagner plus de 650 conseillers dans 8 pays. Mais ce chiffre est la conséquence de milliers de ventes faites par d’autres, pas d’un tableau de recrutement.

Ce que le modèle n’est pas

Ce n’est pas un MLM au sens « on gagne en recrutant ». Recruter quelqu’un ne rapporte rien en soi. Zéro. Si la personne que vous faites entrer ne vend rien, vous ne touchez rien. Vous aurez même perdu du temps à la former.

Ce n’est pas une obligation non plus. Développer une équipe n’est jamais imposé. Beaucoup de conseillers excellents n’accompagnent personne et vivent très bien de leur seule activité. Personne ne leur reproche quoi que ce soit.

Et ce n’est pas une promesse de richesse. Je préfère le dire clairement : si quelqu’un vous annonce que vous serez riche dans deux ans, partez. L’immobilier reste un métier de terrain, de téléphone, de rendez-vous et de refus. La structure change la façon dont vous êtes rémunéré. Elle ne fait pas le travail à votre place.

Pourquoi ce mot fait peur, et pourquoi c’est sain

Le mot « réseau » a été abîmé. Tout le monde a croisé quelqu’un qui vendait des produits miracles à sa famille. La méfiance est donc normale. Je dirais même qu’elle est utile.

Mon conseil est simple : posez les questions qui fâchent. Demandez comment est calculée chaque ligne de rémunération. Demandez ce qui se passe si vous ne recrutez jamais. Demandez à parler à des conseillers qui n’ont pas d’équipe. Un modèle sérieux supporte ces questions. Un modèle bancal s’agace.

Vérifiez aussi la logique d’ensemble. Dans un système malsain, l’argent vient de ceux qui entrent. Dans un système sain, il vient des clients qui achètent et vendent des biens. Posez-vous une seule question : qui paie, et pour quoi ? Si la réponse est « des vendeurs et des acquéreurs, pour un service immobilier », vous êtes au bon endroit.

Chez iad, plus de 15 000 conseillers en France ont réalisé environ 63 000 ventes en 2025. Environ une transaction intermédiée sur dix en France passe par le réseau. Ces chiffres parlent de ventes. C’est exactement ce qu’on doit regarder.

Ma méthode, si vous choisissez un jour d’accompagner

Si l’envie vous vient plus tard, je transmets une méthode en trois temps : faire, faire faire, enseigner à faire faire.

D’abord, vous faites. Vous vendez, vous apprenez le métier, vous gagnez votre légitimité. Ensuite, vous aidez quelqu’un à faire comme vous. Enfin, vous apprenez à cette personne à transmettre à son tour. Sans la première étape, les deux autres ne valent rien.

C’est pour ça que je ne parle jamais d’équipe à quelqu’un qui n’a pas encore signé ses premiers compromis. On ne construit pas un étage sur un terrain vide.

Questions fréquentes

Est-ce que je dois recruter pour gagner ma vie chez iad ?
Non. Vous êtes rémunéré sur vos propres ventes, de 69 % à 85 % des honoraires HT selon les paliers. Développer une équipe est un choix, jamais une obligation.
Est-ce que mon parrain gagne de l’argent quand j’entre ?
Non. Recruter ne rapporte rien en soi. La rémunération d’équipe dépend uniquement de l’activité réelle, donc des ventes, des conseillers accompagnés.
Y a-t-il un droit d’entrée à payer ?
Non. Il n’y a pas de droit d’entrée. Il existe un abonnement mensuel, et la formation initiale et continue est gratuite.

Posez-moi la question qui fâche

Si un doute vous retient, je préfère l’entendre en face plutôt que de le deviner. Prenez un moment pour en parler avec moi : je vous répondrai sans détour, y compris si ma réponse est « ce modèle n’est pas fait pour vous ».

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